jeudi 19 avril 2012

Note de parcours (1)


Collaboration de langagiers d'origines diverses partageant une même langue.
Belges, Français, Québécois, Ontariens, Acadiens et Nord‑Africains : la richesse du français en action.

mardi 27 décembre 2011

La lisibilité d'abord (7)

8. Validation concrète, partie 3

            
Validation mesurée
a) Surveiller l'évolution de la langue

Quand on parle de validation, on parle d'assurance qualité. Comment assurer la qualité d'un texte sans être à l'affût des derniers changements, sans avoir une idée juste de l'évolution des langues?

Veille constante

Je m'attarde aux expressions repérées dans des romans, des films, des articles.

Recherche dans les ouvrages de référence

Je consulte les dictionnaires courants, mais surtout les guides spécialisés.

Validation initiale sur le Web

Pour connaître le poids des expressions connues, les nouveaux usages et les néologismes, j'inscris ces mots entre guillemet
s, puis je sélectionne un contexte donné. Certains sites Internet gouvernementaux disposent d'une fonction avancée de recherche similaire. Le champ domaine (.com, .fr, .ca, .eu, .gov, .uk) permet de distinguer par exemple les documents produits par l'État (.gov, .gc.ca), des organisations privées (.com),
publiques (.org) ou scolaires (.edu). Le type de fichier peut accroître la pertinence du contexte, par exemple le format PDF pour débusquer les études de consultants (domaine scientifique), les communiqués (plusieurs domaines) et les invitations de groupes (tourisme, ressources humaines). Les champs Langue ou Pays permettent de préciser la recherche pour obtenir les variantes chez les locuteurs d'une même langue.

b) Situer les lecteurs

Valider les choix terminologiques
À l'aide des outils et démarches présentées, je suis en mesure de situer le lecteur en lui indiquant des sources fiables que je connais bien par un suivi constant et qui sont mises à jour continuellement. Ainsi, j'insère des commentaires ou je produis un tableau pour présenter les sources des choix retenus.

Valider l'usage

Je prends note des locutions équivalentes dans une même langue (p. ex., variante française et variante québécoise), quand il s'agit d'une révision, ou dans deux langues, quand il s'agit d'une traduction, selon le public à qui le texte est destiné.

Mesurer l'attrait

La technique du référencement assure le succès des publications sur le Web et les outils d'analyse permettent d'en mesurer le degré.
La pertinence et le ciblage des auditoires par mots clés en sont les leviers.

9. Qualité première pour assurer la lisibilité

C'est l'humilité qui permet de se concentrer sur la transmission du message. Or, comment arriver à cette humilité sans la curiosité? Commençons par perfectionner son vocabulaire pour déterminer l'identité de son auditoire.

Lire simultanément deux traductions d'un même ouvrage.
 

Écouter des reportages de Paris mais aussi de Martinique; des Prairies et du Nouveau-Brunswick.
Lire divers magazines et journaux en français européen, africain et canadien.

Noter les expressions, les tournures propres aux publics ciblés.
S'intéresser aux métiers ou aux groupes sociaux qui forment son auditoire, ses rouages et ses acteurs.

Ainsi, en accumulant des repères, on élargit ses horizons puis on accroît son niveau d'humilité. De plus, on souhaite que le message passe au moyen de mots, véritables points de contact nécessaires au dialogue.
Traducteurs, rédacteurs, réviseurs contribuent donc à maintenir les relations, la clientèle et les connaissances. 


Voilà qui clôt la série de billets sur la lisibilité et qui met un point d'orgue à mes activités sur ce blogue.

Les prochains billets? De simples notes de parcours, des observations, des liens et des suggestions.  

À tous ceux et celles qui ont collaboré de près ou de loin, merci! J'ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables ces dernières années, lors de formations et d'événements, qui m'ont chaque fois apporté leur lumière et leur dynamisme.

Suivez @valida9 sur Twitter et consultez Serviceslinguistiques9.com pour toute demande.

vendredi 7 octobre 2011

La lisibilité d'abord (6)

7. Validation concrète, partie 2

Validation publique

Pour valider nos solutions, il faut réfléchir à leur pertinence, se demander en quoi elles sont idiomatiques, économes et partagées par bon nombre de locuteurs, et ce, selon plusieurs sources. C'est ici que le partage de nos solutions peut nous aider à les valider, documents à l'appui. C'est une autre façon d'assurer la qualité de notre prestation avant livraison.

Par souci de confidentialité des renseignements et respect du client, il faut toutefois communiquer seulement des renseignements qui ne seront pas enregistrés ou compilés. Ainsi, en limitant la description du contexte, il est difficile d'obtenir une réponse convenable. Or, bien souvent, il suffit de tenir une liste de nos solutions à valider, puis de suivre, de lire régulièrement plusieurs sources pour trouver des solutions semblables. Il est aussi possible d'interroger les ressources ou bases de données disponibles à l'aide du texte de notre intervention pour découvrir l'historique de solutions similaires proposées antérieurement.

  • Services spécialisés : Les divers ordres professionnels et services linguistiques d'intervenants d'un secteur d'activité donné peuvent vous prêter main forte. Généralement, il est possible de communiquer avec eux par courriel ou en remplissant un formulaire électronique sur leur site Web. À cela s'ajoutent les ressources des organisations de promotion de la langue.
  • Wiki : C'est un outil Web modifiable par ses usagers. Composé de termes classés par catégorie, regroupés par hyperliens, il est constitué de fiches, d'articles et de glossaires sur des sujets donnés. Le wiki est conçu par et pour des spécialistes formant une communauté de pratique, partageant des connaissances sur leur domaine et préconisant la collaboration.
  • Forums : Ils sont parfois très utiles pour vérifier des éléments de grammaire. Vérifiez sources, commentaires, contextes et contradictions.
  • Formations : En dépit de leur formule souvent magistrale, les formations réunissent les conditions propices à l'échange de solutions, tant en mode téléconférence qu'en personne.
  • Blogues : Bien que peu estimés, les blogues sont parfois l'œuvre d'amateurs aguerris. Comparez leurs solutions à celles d'autres ressources.
  • Réseaux sociaux : Vous pouvez y trouver des groupes d'experts de votre spécialité qui connaissent probablement les termes recherchés. On peut soumettre un mot clic, ou hashtag, pour découvrir des conversations sur la formulation de vos solutions.
Aucune source n'est donnée ni nommée ici pour éviter d'en favoriser une ou de leur attribuer un ordre d'importance. Toutefois, il vous est loisible de consulter les liens figurant à serviceslinguistiques9.com et dans les sections Liens et Blogoliste de ce blogue, à partir desquels des liens bien décrits et bien classés vous dirigeront vers les ressources appropriées.

Le huitième des neuf billets de la série sur la lisibilité portera sur la validation mesurée.

vendredi 26 août 2011

La lisibilité d'abord (5)

6. Validation concrète, partie 1

Le billet précédent portait sur la validation générale, ou a priori, du contexte de communication.
Les trois prochains billets traiteront de la validation concrète, ou a posteriori, de vos travaux. En voici la première partie : la validation rapprochée, à l'abri des regards, hors Web et autres tribunes.
        
          Validation rapprochée
  • Obtenir les services de réviseurs
    Est-il nécessaire de se faire réviser après cinq, dix ou vingt ans de travaux ininterrompus, dans une spécialité dont peu connaissent la terminologie et le contexte de rédaction? Oui, pour maintenir la validité de son travail et, du coup, fidéliser sa clientèle. Il est impératif que de jeunes traducteurs s'en prévalent pour renforcer leurs compétences stylistiques, d'abord, puis leur souplesse. Car la communication écrite est un sport. Le rédacteur est un sprinter (publicités, articles) ou un marathonien (études, reportages), et le traducteur, un acrobate (publicités) ou un spéléologue (romans, textes anciens). Quant au réviseur, c'est un arbitre. Dans un autre ordre d'idées, on peut aussi le comparer au contrôleur fiscal. Pensez à Cheval dans le film Dîner de cons de Francis Veber. Recourir aux services de réviseurs, ne serait-ce que périodiquement, me semble le moyen le plus utile de s'assurer une solide réputation. Or, armez-vous de sources et de références linguistiques pour valider vos travaux si vous exigez d'eux qu'ils justifient leurs recommandations et modifications.
     
  • Travailler en collaboration
    Voilà un excellent moyen de se faire réviser et de réviser les autres de manière indirecte. On profite d'une variété de sources terminologiques et d'options phraséologiques. On discute d'égal à égal. C'est le moyen parfois le plus lent, certes, mais le plus sûr et le moins coûteux de valider la qualité des textes. C'est aussi une excellente manière d'élargir son réseau, de sortir de sa solitude ou de sa tour d'ivoire. Enfin, c'est bon pour l'humilité, qualité dont je traiterai pour conclure cette série. Proposez des solutions et soyez ouverts aux commentaires sans perdre votre esprit critique. Établissez les règles, indiquez le parcours, et vous aurez des réponses pertinentes assez rapidement.

  • Soumettre une question à un collègue
    Il s'agit de la validation la plus rapide. Or, est-ce un moyen sûr? Il m'est arrivé d'obtenir des réponses plus ou moins fiables et des options discutables de collègues pressés sans leur avoir d'abord donné tout le contexte. Solution : consulter plus d'un collègue, soumettre le passage ou le texte complet en décrivant les paramètres d'exécution. Constituez-vous un tableau pour l'envoi de questions, accompagnées des sources et des options proposées.
          Le septième des neuf points de la série sur la lisibilité portera sur la validation publique.